Startup check list

5 points clés pour évaluer une startup


L'ADN d'une belle startup en 5 points

Ce n’est pas une science exacte, tant d’acteurs de type fonds d’investissement cherchent les pépites dans lesquelles investir avec le meilleur taux de retour sur investissement (TRI) possible. Après avoir accompagnés plusieurs centaines d’entrepreneur.e.s via des séances de coaching, des cafés ou les ayant rejoint au Board, voici quelques points d’attention récurrents :

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*1* L’équipe, une recette magique… et incertaine 

Avoir la bonne équipe est une évidence. Voici selon nous, les bons ingrédients à réunir pour que le mariage entre associé.e.s dure et réussisse :

  •  Fun : les associés doivent prendre du plaisir et avoir une forme de complicité; la route sera longue et tordue, il est important d’avoir un dynamique positive au sein de la startup
  • Admiration VS Complémentarité : il ne suffit pas d’avoir des compétences complémentaires, les associés doivent avoir une forme d’admiration les uns pour les autres, une forme de respect qui suppose une confiance réciproque
  • Expérience : avoir déjà vécue une aventure entrepreneuriale est un plus, mais pas indispensable; cela permet notamment d’éviter des erreurs et de dédramatiser des moments difficiles… ils font partie du chemin !
  • Oppositions : les associés doivent pouvoir s’opposer et régler eux-mêmes leurs oppositions qui permettent de faire avancer l’entreprise, une sorte de « destruction-créatrice » indispensable au processus d’innovation
  • Equilibre pro / perso : il est également important que les associés soient sur une même cadence de vie afin de ne pas créer de équilibre qui peuvent générer des tensions. Chacun peut être à un stade différent de sa vie (marié, enfants, etc.) et il est important de dresser un contrat moral entre associé afin de chacun soit clair sur son engagement. 
  • Espérance / mission : enfin, même si chaque aventure entrepreneuriale resserve bien des surprises, les associés doivent partager une vision commune et avoir une espérance commune de ce que peut signifier leur réussite (victoire, mission, gains, etc.)

*2* L’amour du produit par les utilisateurs… la (vraie) proposition de valeur

La proposition de valeur se résume parfois par une simple fonctionnalité ou une somme de fonctionnalités ou encore par une expertise métier ou technologique. Ce sont des pièces du puzzle, mais la véritable proposition de valeur repose ailleurs ; la startup doit s’assurer que son service ou son produit apporte un vrai progrès dans la vie des utilisateurs clients.

Cela suppose de bien connaître son marché, ses concurrents, et surtout ses clients. Les entrepreneurs doivent leur parler et les impliquer dès le début pour s’assurer de la pertinence de leur offre, mais aussi de leur propension à l’utiliser et/ou à payer. 

Il n’existe (presque) pas de startups ayant échoué après avoir connu une adoption forte par les utilisateurs (sauf en cas de faute de gestion des fondateurs) : quand les utilisateurs plébiscitent un service, la traction suit et l’aventure est lancée.

*3* Un usage tenace… pour créer un bon business model 

Avoir une bonne lecture du product-market fit est clé : pour pénétrer de nouveaux marchés, le prix seul ne peut pas expliquer la  traction d’une entreprise. Certains fondateurs estiment avoir validé leur business model à partir du moment où quelques clients utilisent gratuitement ou à prix cassé leur service. Les acteurs traditionnels pourront alors facilement fermer la porte à de nouveaux entrants en jouant sur les tarifs.

Ce qui est bon est cher; si vos utilisateurs aiment votre produit, alors ils paieront le prix. La guerre doit se gagner sur l’usage du service, indépendamment d’un prix bas. Le vrai bon signe repose sur l’usage, le business model est alors une variable à ajuster dans les premiers mois pour avoir des fondamentaux financiers qui permettent de bâtir une entreprise, et pas simplement un produit utilisé.

*4* Un go-to-market sur mesure… pour générer la traction  

Pour réussir, il faut savoir adresser son marché. Bon nombre d’entrepreneurs, et c’est encore plus vrai pour les intrapreneurs au sein de grandes entreprises, maîtrisent leur sujet, savent construire une belle solution, recruter les premiers clients, mais manquent de savoir-faire sur la commercialisation à grande échelle. Comment vendre ? 

Cela ne sert à rien de construire une Roll-Royce si on ne la sort pas du garage…

La stratégie de go-to-market doit s’inscrire dans un écosystème où gravitent déjà des acteurs clés : des clients, des régulateurs dans certains cas (ex : Fintech, Biotech…), des concurrents, des partenaires / distributeurs, des fournisseurs, etc.

Maitriser tous les leviers de vente, directs et/ou indirects, digitaux ou traditionnels, avec une logique économique (Coûts d’acquisition < Life Time Value) permettra à une startup de sortir du garage pour rouler à grande vitesse sur les autoroutes.

*5* Un réseau… pour trouver des raccourcis 

L’équipe des fondateurs n’aura de cesse de parfaire son service… au gré de nombreux tests et ajustements selon le principe de « Fixes that fail » + « Try again » 🙂

Mais, c’est en s’entourant de personnes expérimentées que les fondateurs pourront trouver d’autres « shortcuts », des moyens de progresser plus vite, d’accéder à des savoir-faire ou des personnes du réseau qui ouvriront des portes pour un partenariat, un recrutement, un financement, etc. 

Ces personnes peuvent être des serial-entrepreneurs, des experts de l’industrie, des investisseurs et peuvent siéger au Board des startups, moyennant un intéressement ou une rémunération. En général, les Board Members bénéficient d’un plan d’intéressement. 

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